30 septembre 2006
Eh bien mesdames
Ce jour-là, au super-marché, un Gentil Animateur fait de la retape pour « les promos ». Sa voix, pourtant assez douce, remplit tout l’espace, obsédante, couvrant la musique et les conversations.
On entend :
« Eh bien Mesdames, il faut eh bien penser aussi aux couches pour eh bien vos bébés et leurs eh bien petites fesses délicates. Eh bien profitez de eh bien notre offre spéciale elle ne dure eh bien que 5 minutes alors eh bien allez-y.»
C’est insupportable, j’ai honte pour lui, je suis mal à l’aise, persuadée que tout le monde n’entend comme moi que ça. J’ai alors une pensée pour lui, qui a trouvé ce travail d’animateur de surper-marché, qui aime ça, et qui va se faire virer.
A la caisse, on me remet des tickets à présenter devant une machine pour gagner je ne sais quoi. Et là, près de la machine, un gentil jeune homme, élégant, me propose de s’occuper de mes tickets. Je reconnais sa voix douce : c’est le GA, très sympathique. Alors j’ose lui dire qu’il parle d’une voix douce, dans son micro, mais qu’il a une petite tendance à répéter toujours … et là je ne me souviens plus de ce qu’il répète.
Il me remercie, je reprends mon chariot en main, et m’arrête instantanément ; il a parlé à nouveau :
« Eh bien mesdames eh bien aujourd’hui …»
J’ose alors lui faire signe ; il coupe son micro et se tourne vers moi :
« Voilà, Monsieur, c‘est eh bien que vous répétez, je viens de vous entendre.
- C’est eh bien ? Ah d’accord. »
Je suis bêtement contente de moi et je me remets à rouler mon chariot vers la sortie.
Et j’entends la voix douce qui repart :
« Merci beaucoup Madame. Eh bien je reprends, je disais donc qu’eh bien aujourd’hui … »
J’ai encore plus honte, de moi cette fois. De quoi je me mêle.
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03 juin 2006
Hubert !
J'avais hier soir rendez-vous avec Mingarelli à 19 h 30 ; j'avais relu certains de ces livres pour avoir de la conversation. Eh rentrant du travail je me suis posée 5 mn devant Roland Garos, comptant ensuite me faire belle pour Hubert. Mon mari, pas fou, s'est gardé de me rappeler qu'il était l'heure de partir. A 21 heures j'ai hurlé, mais c'était trop tard.
09:25 Publié dans Ratages | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

