09 février 2008
Petite annonce
Simplement la traduction de la petite annonce photographiée à la douane du Nicaragua (ci-dessous) :
Avis urgent. J'échange une moto accidentée contre un fauteuil roulant.
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25 octobre 2007
Ecrire la nuit
Comme le dit si bien Jacotte, la nuit des insomniaques fut belle. Et maintenant nous lisons les nouvelles des autres et leur attribuons des points.
Moi j'ai écrit ça, vite, très vite, trop vite peut-être, j'avais fini vers 3 heures, j'aurais pu profiter des 4 heures restantes pour peaufiner...
Toc-toc
- Eh, Tacha, plus que trois jours !
- Je sais, Nico, mais tais-toi. J’aime pas comme tu fais. C’est pas parce que tu en parles que ça va arriver plus vite.
Ils avaient beau être jumeaux, ils n’avaient pas la même façon d’appréhender les plaisirs. Elle attendait en savourant, en silence, toute intérieure ; lui, voulait en parler du matin au soir. Mais ils étaient aussi heureux l’un que l’autre de partir pour deux mois chez Irèna. Là-bas, ils pourraient oublier les cernes de leur mère, la cravate de leur père, ses colères, ses absences. Et savourer la liberté.
La voiture paternelle les cracha devant le portail ; il salua sa belle-mère, sortit les sacs du coffre, embrassa ses enfants, leur donna de l’argent de poche, quelques recommandations, et redémarra très vite. Les jumeaux se regardèrent, poussèrent un soupire, et rentrèrent dans la maison.
- Mes pauvres enfants, j’avais oublié que vous arriviez aujourd’hui. Je n’ai rien de prêt.
- Ne t’en fais, Mamou, on se débrouillera bien, hein, Nico ?
- Ouais, ouais, on se débrouillera.
Et tout en parlant, derrière le dos de sa grand-mère, il se frappa le front de son index, en mimant avec sa bouche les mots « toc-toc ». Natacha lui fit une grimace. Bien sûr qu’elle n’avait pas toute sa tête, la grand-mère, elle avait oublié la date de leur arrivée ; mais à son âge elle avait des excuses. Et puis c’était leur grand-mère, quand même.
Ils mangèrent au hasard ce qu’ils trouvèrent - fruits, jambon, moutarde, confiture, biscuits – et montèrent se coucher. Natacha fit son lit, rangea ses habits, retrouva ses anciennes poupées. Nicolas entra pour le bonsoir quotidien à sa jumelle. Il vit qu’elle avait ressorti ses Barbies - Ils font les mêmes pour les hommes ? - jeta un œil amusé sur les draps bien bordés – T’es bien rangée, dis donc ! - fit claquer une bise sur la joue de sa sœur – N’nuit, Tache - rentra dans sa chambre et s’installa sur le matelas, repoussant les draps que sa grand-mère avait extraits de l’armoire.
A une heure du matin Irèna fit irruption dans la chambre de Natacha. Elle sentit qu’on la secouait, qu’on criait. Malgré son envie de rester endormie, elle ouvrit un œil.
- Natouchka, réveille-toi, il y a un bruit.
- Qu’est-ce qu’il y a ? Quel bruit ?
- Un bruit. Il n’y est pas d’habitude. Je ne sais pas ce que c’est. Il revient sans arrêt.
- Oh, Mamou, c’est rien, laisse-moi dormir. On verra demain.
- Non, maintenant, on va aller voir toutes les deux.
- Mais allez voir où, toutes les deux ?
- Je ne sais pas, en bas, dehors.
En passant devant la porte entre baillée de la chambre de Nico, Natacha vit qu’il n’y était plus. Pas difficile de comprendre que le bruit, c’était lui. Mais elle se garda bien d’en parler à sa grand-mère. Ce n’était pas un mauvais numéro, ce frère. Mais il pouvait faire peur.
Elles cherchèrent quelque temps, d’abord à l’étage, puis en bas. Le bruit, Natacha l’entendait, régulier mais lointain, diffus. Impossible de se rendre compte d’où il provenait exactement.
- Allez, Mamou, on va se coucher. On saura demain ce que c’est.
- D’accord, Natacha, on verra demain. Mais je préfèrerais que tu dormes dans ma chambre. On ne sait jamais.
Tout en se demandant ce qu’on ne savait jamais, Natacha s’installa sur le petit divan, dans l’alcôve de la grande chambre. La nuit suivante, le bruit ne revint pas mais quand elles montèrent se coucher, Irèna exigea la présence de sa petite-fille.
- Tu ne le diras pas à tes parents, hein ? Sinon ils vont encore me parler de l’éducation à donner aux enfants.
- Non, Mamou, je ne dirai rien ; ça sera notre secret de la nuit à toutes les deux.
Sans la disparition de Nicolas, Natacha n’aurait pas accepté de dormir ainsi toutes les nuits à côté de la grand-mère ronflante et bredouillante. Mais il n’avait pas réapparu depuis le premier soir, et Natacha se sentait seule. La grand-mère n’était pas étonnée de son absence pendant ces premières journées de vacances, habituée à ce qu’il disparaisse chez son copain Lucien et ne donne plus signe de vie avant plusieurs jours. Natacha, elle, savait qu’il n’aurait jamais manqué de venir lui faire le baiser du soir. Même s’il était occupé avec Lucien, il ne manquait pas ce rendez-vous. Alors pourquoi avait-il ainsi disparu ? A qui en voulait-il ?
Les journées passaient doucement ; elles allaient faire les courses, passaient par la rivière où Natacha pouvait nager avec ardeur ; elles rentraient à la maison, papotaient, regardaient la télévision. Les nuits, par contre, étaient interminables : Natacha ne pouvait dormir, se tournait, pensait, finissait par s’asseoir sur son lit, attendant le bonsoir de son frère. Ce fut la troisième nuit qu’elle se décida à se lever. Dans un demi- sommeil, elle descendit les étages, sortit par la porte donnant sur le jardin, et se dirigea vers la cabane à outils dont le toit luisait sous la lune. Elle avait besoin de son baiser du soir, elle avait besoin de son jumeau, et ses pas la portaient là, devant la porte en planches. Elle tourna la poignée, entra. Elle heurta quelque chose, au sol. La clarté blanche lui montra le visage de Nicolas, yeux fermés, immobile. Elle s’effondra sur lui, il respirait. Le téléphone, la grand-mère à réveiller, les pompiers, le gyrophare bleu dans la nuit, l’hôpital, les urgences, l’attente au côté d’Irèna en chemise de nuit, et enfin l’interne : « Vous pouvez aller le voir ».
Ce n’est que le lendemain soir, quand elles revinrent le voir, qu’il put expliquer :
- Trois jours que j’étais là-dedans, à pisser le sang : un coup de hache dans la main dès mon premier essai. La première nuit j’ai cogné contre la porte pour vous appeler. Après, je n’avais plus la force. Pourtant, je l’avais dit à Mamou, que je redescendais couper du bois, pour faire une flambée au petit déj’. Elle ne s’en est même pas rappelée, elle est gâteuse, je te dis !
- Gâteuse ? Essaie toujours de faire « toc-toc » derrière son dos : avec ton index coupé, ça va être dur maintenant …
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05 mars 2007
Troyat immigré
Le Pen à France Inter ce matin, chargé de la revue de presse, parle d'Henir Troyat, qui vient de mourir, comme d'un modèle d'intégration d'un immigré en France.
Je me renseigne sur la biographie de Troyat, et je lis :
Fils d'un commerçant, Léon Aslanovitch Tarassov naît le 1er novembre 1911 à Moscou. Au lendemain de la révolution de 1917, sa famille doit s'expatrier. Après un long voyage, elle arrive en France en 1920.
Il étudie au lycée Pasteur à Neuilly, se passionne pour la littérature. Licencié en droit, naturalisé français, il devient rédacteur à la Préfecture de la Seine en 1935 et publie la même année son premier roman "Faux jour", qui reçoit le prix populiste
Alors c'est sûr qu'il a eu un peu moins de mal à s'intégrer que d'autres...
12:04 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20 janvier 2007
Ma fille
Ma fille vient d'avoir 18 ans. Elle est majeure, et très contente de l'être, elle a mainteanant des droits nouveaux. Quels droits, au fait ? De voter ? c'est pas tout de suite, et elle n'a pas l'impression que cela changera sa vie. De conduire ? Mais il faut qu'elle réussisse ce foutu permis, de plus en plus dur à décrocher. De vivre libre ? Mais elle n'a pas fini ses études et est encore dépendante de ses parents.
Finalement elle a trouvé comment marquer le coup : elle a bravé un interdit familial, et s'est fait faire un percing (nombril) et un tatouage (sous une oreille).
Eh bien je ne suis même pas fâchée. Pire, je suis presque fière d'elle. D'abord parce que c'est drôlement joli sur ma fille qui est la plus belle du monde. Et puis je pense que c'est son premier acte d'émancipation, qu'elle en avait besoin, et qu'elle a vraiment attendu les 18 ans symboliques pour le faire.
Je crois que ce qui me plaît c'est qu'elle a conscience des moments importants de la vie.
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11 janvier 2007
Les soldes les soldes les soldes
Je n’aime pas les soldes ; je les fuis.
D’abord je fuis souvent les magasins, j’en ai horreur, surtout les vêtements de fringues. Mais ce jour-là c’est pire que tout.
Et puis j’ai l’impression que les gens se font rouler, à acheter compulsivement ce jour-là parce que ce sont les soldes des objets qu’ils n’auraient pas achetés autrement - et ils ne s’en porteraient pas plus mal. La télévision insiste sur ce côté obligatoire des achats ce jour-là, montrant des meutes attendant l’ouverture des portes et se précipitant pour acheter n’importe quoi avec l’impression d’avoir gagné une compétition : il faut en être. Ceci dit chacun est libre de se faire rouler.
Mais ce qui me gêne le plus est un sentiment confus, que j’essaierais de définir ainsi. Le jour des soldes les gens se permettent d’acheter des choses qui sont au-dessus de leurs moyens, fringues, bijoux. Ils sont chers parce que ce sont des marques réputées, accessibles à une «élite» définie avant tout par sa richesse. Les gens qui les achètent au prix fort toute l’année savent qu’elles font ainsi partie d’un groupe social qui peut se permettre d’acheter sans compter. Grand bien leur fasse !
Mais les personnes qui achètent en soldes ces objets de luxe, et qui peuvent ainsi afficher ces objets de luxe comme leur propriété, se trompent si elles pensent faire ainsi partie de ce groupe qu’elles envient. Elles possèdent l’objet mais n’ont pas l’argent pour le payer. Elles se leurrent.
Le pire est quand ces acheteurs se vantent d’avoir eu un «Rucci» (mettons que ce soit une grande marque) pour rien du tout. Ce qui faisait la gloire de cet objet était son prix. A partir du moment où il est au rabais, il ne vaut plus rien.
Alors surtout, si on fait les soldes, ne pas se vanter d’avoir fait des affaires, au risque de passer pour un minable !
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22 novembre 2006
Enfants en danger
France Inter ce matin, 6 h 35. J’écoute de façon molasse, dans ma salle de bain.
On annonce qu’une secte a été découverte dans les Pyrénées. Le responsable anti-secte est interrogé. Il m’agace un peu avec ses certitudes – attention, je ne défends pas les sectes – et je suis méfiante.
Il explique que des familles vivent dans un château, élèvent leurs enfants en autarcie.
Bon, on peut les comprendre parfois, le monde est fou, pensè-je.
Ce sont les parents qui leur font la classe.
Ils ne font pas confiance à l’éducation nationale, ils pensent faire mieux eux-mêmes. Ce n’est pas nouveau.
Les enfants ne sont pas informés de ce qui se passe en France et dans le monde.
Bon, ils auront bien le temps de connaître Bush, les guerres et l’Internet.
Par exemple ceux qui ont pu être interrogés ne connaissaient pas l’existence de Zinédine Zidane.
Quoi ! Je rêve ?Alors là je crie danger, ces enfants sont en danger ! Envoyez les CRS !
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20 septembre 2006
Saut ou pas ?
Ma belle-soeur-copine m'explique au téléphone que tous les matins elle saute à la corde (nous échangions sur les différentes façons de nous maintenir en forme).
Je lui demande de me donner des précisons sur sa corde.
Elle me dit qu'elle n'a pas de corde.
Je lui demande si elle fait quand même des moulinets avec les bras.
Elle rigole et me dit que non.
Je n'ai pas osé lui demandé si finalement elle sautait...
18:30 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13 juillet 2006
vac
Je vais sans doute délaisser mon blog quelque temps pour cause de voilier au large de la Croatie. Mais on ne sait jamais, s'il y a une borne Wifi qui traîne sur un port, je ne dis pas que je ne me laisserais pas tenter. J'emmène surtout carnet et crayon, et mes yeux déjà tout écarquillés. Bon été à tous.
10:15 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 juin 2006
youkaidi
Je rentre à l'instant d'une fête toute bête, chaleureuse, comme je les aime, sans prétention. Deux avaient apporté leur guitare, on a chanté des vieux trucs, on a dansé, on a même tappé des mains, c'est pour dire. Il y avait plein d'enfants dont certains étaient les PETITS enfants de ceux qui chantaient leurs chansons. Le champagne était frais, il y avait plein d'étoiles et on a vu le soleil se coucher sur le Vercors. Qu'est-ce que vous voulez de mieux que ça ?
23:36 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23 juin 2006
l'homme à la minerve
Je roule tranquillement en ville, quand une voiture arrêtée à un stop klaxonne à mon passage. Tiens, qu'est-ce que c'est ? Je vois ensuite que la voiture me suit, le conducteur me fait des signes. Je me contorsionne pour voir qui c'est, je vois dans le rétro un homme, il a une minerve. Sans doute quelqu'un qui me connait. Je roule encore un peu, et je me gare à un endroit où il y a la place pour deux voitures. Nous sortons de nos voitures, je vois un homme d'une trentaine d'années qui visiblement s'est mépris.
- Excusez-moi, dit-il, c'est la même voiture, vous avez la même coiffure, la même allure...
(Que sa soeur, que sa copine ? me dis-je, tout en lui souriant de toutes mes dents)
.... que ma belle-mère. Vraiment désolé.
Je ressemble à une belle-mère, moi ? C'est comment une belle-mère ?
18:30 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
de l'importance des math
Hier dans mon collège nous avons donné congé aux élèves de 3° afin qu'ils révisent le Brevet. Mais nous étions à leur disposition au collège s'ils voulaient réviser avec des profs. J'étais donc là, à attendre le chaland avec mes piles de livres de grammaire et de sujet de rédac. Personne. Au bout d'une demi-heure je vais voir la salle de math : elle n'avait pas désempli de la matinée, et il restait quelques bosseurs l'après-midi. Je leur demande si quelqu'un avait l'intention d'aller en français. Nez baissés dans les équations. Une fille a fini par me dire : "Si vous voulez, vous me photocopiez des sujets, je les étudierai chez moi". Trop mignonne, elle a pensé que j'avais de la peine.
Soit les profs de français sont tellement bons que leurs élèves se sentent fin prêts. Soit les élèves ont depuis longtemps renoncé à progresser. Soit ils considèrent que le français est vraiment sans importance. Un élève ne m'a-t-il pas dit cette année, quand je lui ai demandé pourquoi il ne faisait jamais son travail : " Toute fassons je veut faire S, alor le franssais sa conte pas " Tiens donc.
09:00 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
06 juin 2006
les lumières dans la plaine
J'ai envoyé mon deuxième texte à CoïtusImpromptus ....
LES LU MIERES DANS LA PLAINE
Ils en avaient visité, des maisons. Des maisons de village, des fermes, des granges. Il s’agissait pour eux d’acheter une habitation ancienne, à rénover : ils ne voulaient pas de la rénovation de quelqu’un d’autre, genre néo-rustique, ils voulaient se sentir chez eux. Les agences leur proposaient les unes après les autres ce qu’ils avaient sur leur catalogue, mais le coup de cœur ne venait jamais. Pourtant, ils en virent de belles : cette maison aux multiples dépendances, un quasi-hameau, avec une chapelle même, au sommet d’une petite colline ? Non. Et cette ferme en pisé et briques, au milieu d’un grand pré, avec son verger ? Non. Et le moulin au bord de la petite rivière, avec ses deux bâtiments que l’on pouvait relier par une véranda ? Non, toujours pas.
La dernière agence les emmena voir une maison au centre d’un village – mais non, on vous a dit qu’on voulait un grand terrain -, puis une villa des années 1950 – mais non, on vous a dit …- et enfin une ancienne gare minuscule – mais non, …. L’agent, fatigué, dit alors en passant : - J’ai bien un truc. Mais c’est pas vendable. C’est perdu, personne n’en veut.
Nous demandâmes à voir le « truc » ; il fallait prendre à la sortie de la ville une minuscule route, passer par des gorges encaissées, puis monter, prendre un virage en épingle à cheveux, et terminer par un chemin raide et défoncé. Quant à la maison, immense, pas habitée depuis la guerre, elle était abandonnée ; les sols de la petite partie habitable étaient en béton lézardé. Toute l’aile ouest était pourrie, le toit étant ouvert aux eaux de pluie. La grange contenait un bric-à-brac de ferraille, du foin, un vieux tracteur. Le terrain immense était en grande partie sur une pente presque verticale. La partie plate était envahie de ronces mêlées de barbelés. Le portail en bois était cassé. Il n’y avait pas l’eau courante, juste une source arrivant à un robinet sur un vieil évier.
Quand ils eurent fini la visite, le soir tombait. Ils sortirent de la maison et s’assirent sur le vieux bancs, découragés. Et soudain, devant eux, ils virent en contrebas les lumières dans la plaine s’allumer une à une. Il y avait les lumières fixes, celles de la petite ville à leurs pieds : certaines suivaient le parcours des rues, bien alignées, et d’autres en désordre s’allumaient aux fenêtres. Il y avait les lumières des voitures qui se déplaçaient doucement, et ils pouvaient les voir très loin, vers la grande ville à l’Est. Il y avait aussi, plus lointaines, les lumières des petits villages dans les montagnes de l’autre côté de la vallée. Et il y avait, faisant suite à tout cela, les lumières du ciel, les milliers d’étoiles.
Alors brillèrent soudain les lumières de leurs yeux : ils se regardèrent, ils avaient trouvé leur maison.
17:42 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 mai 2006
Escargots baveux
Hier Tonio vient me chercher et m'entraîne dans le jardin, me disant "Il y a un truc pour ton blog, ça fait au moins deux heures que ça dure et ils n'ont pas bougé". Je descends donc le chemin, je vois, je me mets à quatre pattes pour mieux voir, j'observe de près, je me relève, je remonte à la maison ,je monte au premier étage chercher mon appareil photo, je n'oublie pas de remettre la carte que j'avais enlevée, je redescends l'escalier, puis le chemin ; Tonio m'accompagne en me disant "Pourvu qu'ils n'aient pas justement fini !" Je me remets à quatre pattes, je mets l'appareil en position macro, puis en position normale, je fais plusieurs clichés, et voilà.
Mais pourquoi il ne fait pas son blog à lui ? Moi je ne sais pas quoi écrire en-dessous de cette photo . Sinon que je croyais les escargots hermaphrodites. Non ?
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15 mai 2006
Pitié pas moi
Je suis dans la salle d'attente de l'ophtalmo. C'est long, très long, et la pièce est presque pleine.
Entre un couple, plus très jeune, même plutôt âgé, assez bien mis. Le monsieur parle fort, dit bonjour à la cantonade. La dame est plus timide. Lui va s'asseoir à ma droite. Le seul autre siège libre étant à ma gauche, je propose à sa femme de lui laisser le mien, pour que le couple soit réuni. Elle me répond discrètement :
-Oh ! non merci, c'est même bien mieux comme ça.
Je reste rêveuse, me demandant quelle vie elle a, souhaitant qu'un jour jamais je ne sois ravie de ne pas avoir de place à côté de mon homme.
10:21 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
01 mai 2006
retour
L'Andalousie et ses villages blancs accrochés dans les pentes, l'Andalousie et ses palais orientaux, l'Andalousie et sa vie nocturne mystérieuse et trépidante, l'Andalousie et sa musique permanente, l'Andalousie et son flamenco impossible à comprendre pour qui n'est pas là-bas depuis 2000 générations, l'Andalousie et ses patios, l'Andalousie et le bruit clairet de l'eau coulant dans les mille petits canaux, l'Andalousie et ses hammams,l'Andalousie et la beauté arrogante de ses habitants, l'Andalousie rêvant de son passé arabe, l'Andalousie et sa cuisine afro-européenne, ...
et l'arrivée à la maison, les bagages à défaire, le frigo vide, les magasins fermés deux jours de suite, la cuisine envahie par des fourmis, le gazon haut et fleuri, le courrier à lire, les courriels à lire, ...
comment partir en vacances et éviter le retour ?
Rapporter l'Andalousie à la maison ? J'ai rapporté de l'huie d'olive, des boucles d'oreille, des dessins de l'Alcazar de Séville, une reproduction d'une peinture de Julio Romero de Torres et du vin de Malaga. on va voir si ça marche.
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26 avril 2006
cordoue
Cordoba ou je suis en ce moment est une ville qui a vu pendant des siecles cohabiter dans l'harmonie les arabes, les juifs et les chretiens. Ils ont ensemble fait des choses magnifiques, fait progresser la science et la culture: mPuis un beau jour les arabes sont repartis, les catholiques ont tranforme la mosquee en cathedrale, et les juifs ont ete chasses. Il en reste une ville magique, ou le petit marchand de bijou arabe nous parle des " betises"que les espagnols ont fait au cote de Bush. Il en reste surtout l,idee que tout pourrait recommencer comme avant. Maia c'est aui aui commence ???¿¿¿¿ Dur d'ecrire sur un clavier español ¡¡¡¡¡
18:01 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21 avril 2006
Magnolia le 21 avril
Maintenant c'est fait, les fleurs se fânent et les feuilles commencent à pousser. Le magnolia a fini sa période de gloire, il va se transformer en arbre à feuilles normales. Mais on n'est pas triste, car la relève est assurée.



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page blanche
Il y a quelques jours je suis allée voir mon propre blog, oui, celui-là, et la page était toute blanche, entre les deux bandes bleues. Le choc ! J'ai pensé que j'avais rêvé, que je n'avais jamais rien écrit en vrai, que j'avais tout imaginé, et qu'une fois de plus ce que j'avais rêvé je ne l'avais pas fait.
En réalité je n'avais rien écrit depuis plusieurs jours, et tout était parti aux archives, il n'y avait plus rien d'affiché.
Mais maintenant j'ai cette crainte en permanence. Et comme Jacotte m'a envoyé un mail qui disait "Et le blog", si ça se trouve vous ne voyez rien de ce que j'écris, il y a un maléfice.
Alors rassurez-moi, si mes textes y sont, dites-le moi, je soirtirai de mon cauchermar. Merci .Help. SOS.
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19 avril 2006
La joie du texte
Quand un élève a fait une erreur (oubli d'un livre, d'un classeur, devoirs non faits, bavardages intempestifs, etc), j'ai l'habitude de donner à écrire un peitit texte où il doit expliquer en quoi cette erreur est gênante, et où il expose les méthodes à employer pour ne plus la refaire. Il y a un nombre de lignes exigées, qui augmente au fur et à mesure que l'année s'écoule, le but étant évidemment qu'il n'y ait plus de textes du tout à donner.
Eh bien cette année j'ai une classe qui y prend plaisir, qui s'évertue à écrire des textes intelligents et drôles : c'est devenu un jeu. Hier j'ai eu un texte d'une petite bavarde, elle a écrit une lettre très calligraphiée, qu'elle adresse à Sa Majesté de Français (c'est moi, si si), avec un ton très ampoulé et très drôle. Sa soeur qui est dans la même classe m'a avoué ce matin que c'est elle qui l'a recopié, n'ayant pas eu de texte à écrire depuis longtemps, elle voulait participer à la fête. Je rêve ! Il va falloir que je change de méthode, bientôt ils vont faire exprès une ânerie pour avoir un texte. Non, rassurez-vous, ils n'en sont pas là !
16:25 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 avril 2006
Fin du magno ?

C'est peut-être les dernières photos avec fleurs. Il fait encore de l'effet, là, avec les neiges derrière, en concurrence. Mais si on y regarde de plus près, las, voyez comme dessus la place, elle a ses beautés laissé cheoir (de mémoire fatiguée, Ronsard)
Dernière pour aujourd'hui, je n'ai pas qu'un magnolia, moi aussi j'ai ma botte, jacotte. voir http://ataie.over-blog.com
08:50 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
12 avril 2006
Emotion
Mardi soir : atelier d'écriture. C'est un jour sans : l'animateur n'est pas là, les ouvriers sont entre eux. Rien n'est organisé, pas de consignes données, il faut se débrouiller. Eh bien tout fonctionne à merveille, les idées fusent, elles s'accumulent, s'ajoutent, s'entremêlent, et peu à peu de ce chaos émerge une organisation, une direction, la lumière. Nous nous mettons à écrire, nous nous lisons nos textes, nous nous écoutons. Pour moi la soirée a été magique.Bien sûr personne n'est là pour nous remettre sur la voie, souligner une erreur, une mauvaise piste. Ce sera la prochaine fois.
Et il y a un moment d'émotion forte. L'une d'entre nous lit son texte ; le personnage, une femme disant "je...", essaie d'analyser ce qui est un peu compliqué dans sa vie, ce qui est dur mais finalement à quoi elle tient. Une sorte de Sphynx existe, elle peut la conseiller. Le texte est très touchant, à la fois triste et optimiste. A la fin de la lecture, j'ai l'impression que la lectrice ales larmes aux yeux. La qualité du silence qui suit est impressionnante, pour un groupe toujours bavard. Quelques questions sur l'histoire. Personne ne demande si le texte est autobiographique ; elle nous l'a livré, il est donné, on le prend, et puis la vie continue. 
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10 avril 2006
Magnolia le 10 avril vers 16 h
Finalement je suis allée prendre des photos, j'ai mis mon duffle coat et mes bottes, j'ai descendu dans mon jardin en essayant de ne pas glisser sur les dalles eneigées, et voilà : j'en ai mis quelques unes dans mon album magno.
Il a fallu que je le rassure, demain il fait à nouveau soleil. Mais certaines de ses branches trop chargées touchent déjà le sol, il faudrait que ça s'arrête MAINTENANT.
17:38 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Suite
Je regarde par la fenêtre du bureau : voilà qu'il neige maintenant ! Si ça continue je vais quand même faire une photo du magnolia avant de partir bosser. Heureusement que je n'ai pas sorti mes géraniums ; l'oranger, lui, tiendra le coup. En plus il y a une buse qui continue à faire le cri d'oiseau de l'Amazonie, c'est stupide, je n'y crois plus du tout.
11:55 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pluie de printemps
Ce matin je me suis réveillée bien trop tôt.
Je ne sais pas si c'est ma fille en descendant l'escalier pour aller prendre son train, ou bien si ce sont les chants d'oiseaux. En tous cas, c'est eux que j'ai entendus en ouvrant l'oreille, et ça m'a évité de me mettre de mauvaise humeur : j'avais l'impression d'être dans la forêt amazonnienne, ils chantaient toutes les notes sur tous les tons, et moi j'étais au creux de mon lit et je les entendais à travers par la porte-fenêtre grande ouverte. Alors sans allumer je me suis levée d'un bond, j'ai ouvert le volet et je me suis jetée dehors ...et je me suis retrouvée penaude, en pijama, sous la pluie battante, les chaussons clapotants dans l'herbe mouillée-glacée, devant un paysage grisailleux. Moralité : c'est pas parce que les oiseaux gazouillent qu'il fait soleil. Deuxième moralité : y'aura pas photo aujourd'hui.
09:00 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 avril 2006
Magnolia le 9 avril 12 h 05
Ce matin -enfin vers midi- "j'ai descendu dans mon jardin". Il faisait gris, et pour changer un peu j'ai pris la photo de l'autre côté, en contre-plongée si vous préférez. D'accord, on voit que ce n'est pas un très grand magnolia, on l'a planté voici trois ans. Mais quand même, il fait des efforts.
12:22 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 avril 2006
magno le 8
Je suis descendu dans mon jardin et le magnolia m'a demandé de faire plein de photos de lui tellement il est beau aujourd'hui. Il sait bien que ça va pas durer, c'est comme nous. Alors je lui ai fait carrément un album, et j'en ajouterai encore, des photos, jusqu'à la fin, mon petit magno.
10:28 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Rêve d'oiseaux
Cette nuit j'ai rêvé que j'étais dans mon jardin avec un tout petit garçon (peut-être mon fils, mais il a maintenant 19 ans), J'étais assise en train de lire et il m'apportait sans cesse des cadavres de bébés oiseaux. J'étais chargée de les examiner et de lui donner ou non l'autorisation de ... je ne me rappelle malheureusement pas ce qu'il en faisait. Je redoute que ce soit pour les manger (les enfants, vous savez). Cela m'a réveillée en sursaut et en sueur, je me suis demandée d'où sortait tout ça, et puis je me suis rappelé la grippe aviaire. Tu crois que c'est ça, Freud, ou quelque chose de plus fantasmatique ?
Bon, c'est pas le tout, j'ai une photo à prendre.
08:03 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06 avril 2006
Tulipes

Ce ne sont pas les fleurs de mon jardin ; elles sont chez moi depuis samedi soir, amenées par des amis chers. Elles étaient fermées et vertes à leur arrivée, j'te jure. Maintenant c'est le feu d'artifice du 14 juillet.
11:59 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
magnolia ET forsythia le 6 avril à 10 h 10


J'ai été rappelée à l'ordre par Jacotte qui a l'oeil. Voici l'état actuel du magnolia, les fleurs s'ouvrent de plus en plus, mais ça manque de soleil tout ça. Et comme Jacotte a parlé de son forcythia, je montre le mien. Il est aussi ébouriffé que son pinceau. Nous sommes à 540 mètres d'altitude, en plaine ils doivent être bien plus avancés, non ? A demain s'il ne pleut pas comme hier...
10:26 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
04 avril 2006
Magnolia le 4 avril à 8h 35

Il se colore en s'ouvrant, j'en suis pâmée. Mzis là c'est l'heure de partir à la manif.
08:39 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03 avril 2006
magnolia le 3 avril à 9 h 24

Il fait gris ce matin, je pensais inutile de rendre visite au magnolia, mais de la fenêtre du bureau j'ai vu qu'il commençait malgré le froid à ouvrir quelques fleurs. Alors la photo est en plus gros plan qu'hier pour voir les corolles.
09:39 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 avril 2006
Conscience politique
Deux hommes encore jeunes vautrés sur un canapé. Le cendrier déborde, les cannettes vides s'accumulent au sol. A la télévision, les dernières images d'un match de foot : torses nus courant sur un gazon jonché de papiers gras, hommes en costumes bleu marine s'embrassant en pleurant, foule hurlante derrière des grilles. Puis l'écran annonce le dernier journal télévisé.
Télécommande : clic. L'image disparaît.
- (rot) Non, ça on regarde pas, hein, Seb, rien que des embrouilles, les infos ?
- (rot) T'as raison, Max, que des embrouilles et de la poliitique. Nous, on aime le sport.
- (rot) Ouais, rien que le sport.(rot)
Et ça vote, ça ?
08:47 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 mars 2006
Bouillasse critique
Je viens d'aller chercher ma fille à la gare, elle rentre de son lycée à Grenoble. La route qui mène à notre hameau est bordée par de l'herbe ; à droite, il existe un tout petit fossé crueusé dans la terre pour que l'eau ne coule pas sur la route en dévers. Et machinalement je constate que ce ruisseau est comblé, qu'il faut le recreuser. Alors ni une ni deux j'engage les roues de droite de ma petite 4x4 dedans afin de faire ma cantonnière bénévole. Mais je n'ai pas ralenti, et il en est résulté un jaillissement de boue épaisse, qui a recouvert tout l'avant de la voiture et le pare-brise. J'ai éclaté de rire, et j'ai jeté un coup d'oeil complice vers mon ado de 17 ans. Surprise : elle me regardait d'un air atterré, effondré, et j'ai entendu "N'importe quoi, elle fait n'importe quoi ". J'ai rangé mon sourire en me demandant quel âge je pouvais bien avoir ces jours-ci.
18:59 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29 mars 2006
la photo

La voilà ; c'est anglais, bien sûr, mais il y a parfois pire. En tout cas, depuis que j'ai parlé d'elle,la culotte s'est remise à exister. Peut-être je vais enfin la rendre. Est-ce que je peux donner l'adresse de mon blog à ma cousine anglaise ?
15:35 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 mars 2006
Oubli
La culotte de ma cousine est posée sur la commode. C'est moi qui l'ai posée ; c'est elle qui l'a oubliée chez moi. Elle s'est installée dans ma maison pendant les vacances de février. C'est souvent qu'on fait ça, on propose la maison à qui la veut, elle est grande et plait bien, et nous sommes tranquilles de la laisser occupée.
Alors ma cousine anglaise s'est installée une semaine avec son mari et ses deux garçons. Lles garçons ont squatté l'ordinateur -on a l'ADSL et pas eux-, la télévision - on a le satellite et pas eux. Ma cousine a squatté la buanderie - elle a bien une machine mais pas de sèche-li nge.
Et puis nous sommes rentrés, et ils sont repartis. J'ai plié tout le linge qu'elle m'avait gentiment lavé. Et j'ai trouvé une culotte noire, en nylon, avec écrit "Flirty" en violet. J'étais sûre que c'était à elle ; ç'aurait pu être à ma fille, mais la taille n'allait pas. Alors je l'ai pliée d efaçon à ce qu'on voit bien "Flirty" sur le dessus, et posée sur la commode de l'entrée, afin de la prendre en partant voir ma cousine anglaise. Et puis le temps passe, j'y suis allée, elle est venue, et à chaque fois on oublie.
Maintenant la culotte noire avec écrit "Flirty" a l'air d'être posée là pour toujours. On ne la voit bientôt presque plus. Et il reste quand même de la place sur la commode pour tout le reste.
17:45 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27 mars 2006
Premier jour
Je me lance, c'est fait. Je voulais un blog, y'a pas de raison, mais alors comment faire, papa, maman, aidez-moi.
Je ne sais même pas ce que je vais en faire, mais j'en ai un, j'ai franchi la première étape, apèrs on verra bien. 
11:15 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




