22 janvier 2008

Enzo Cormann

Deux livres d'Enzo Cormann lus ces temps-ci : Surfaces Sensibles et Le Testament de Vénus.
Le premier est le deuxième dans le temps, je l'ai aimé pour ses personnages de femmes toutes très complexes, fines, aux vies difficiles. Les hommes y sont plutôt secondaires, pas toujours sympathiques finalement. Lori Kemp, la photographe, raconte l'histoire, et les deux autres, Babeth, et la fille de Lori, interviennent aussi. Beaucoup d'idées sur la photographie, l'auteur réussit à nous laisser penser que les photos dont il est question dans ce roman ont été prises.
Le deuxième a été écrit avant l'autre, et Babeth fait un passage. Là encore il est question d'art, cette fois-ci de ce qu'on appelle l'art brut. Le personnage principal, qui écrit ici son testament, c'est-à-dire sa vie, se décrète Artiste Général et fabrique dans tous les matériaux possibles des oeuvres qui illustrent ses idées, ou des épisodes de sa vie. Il a fait des séjours en psychiatrie, (en prison aussi) est-ce la condition nécessaire pour être artiste ?
Là où l'auteur nous souffle, c'est que l'art brut semble présent dans l'écriture même du testament, c'est-à-dire dans ce qui est censé être le mode d'écriture de Vénus, le personnage : la phrase n'est pas facile à lire, elle semble un collage de matériaux, la langue de notaire ajoutée à une langue un peu enfantine, ou langue d'autodicacte. On se perd dans la syntaxe, on y perd sa logique, comme face à des objets d'art brut, quand il faut oublier ce que l'on sait, et se laisser faire.

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12 janvier 2008

Jardin d'amour

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Je viens de refermer Garden of Love de Marcus Malte.
J’en suis encore imprégnée, pas possible de passer à autre chose.
Il faut le lire, je ne dirai pas pourquoi, ce serait trahir.
On y trouve :
De l’amour
Des gens monstrueux
Une intrigue policière
Des gens touchants
Des gens normaux
Des pervers
Une construction machiavélique
La mer, sans cesse
Des enfants
Un reclus
Un flic alcoolique
Des drames
Du bonheur
De l’horreur
De belles femmes
Des femmes belles
De la musique

Et on y trouve l’envie de lire lire lire.

10:30 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

11 novembre 2006

Lectures et relectures

Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire, de Vika Swarup. Un indien pauvre n'a pas le droit ni la possibilité de gagner plein d'argent à un jeu. Et pourtant il explique comment il a fait. Bien bien bien.
Le jour de congé, d'Inès Cagnati : déjà lu, ainsi que d'autres. Ce sont pour moi des classiques. Vie de misère, violence, pauvreté, et puis le lycée, l'autre monde, le vélo... Ce roman est extraordinaire. Relire Génie la folle.
Herbes amères à Belle-Isle-en-Terre : policier breton, juste parce que j'aime Belle Isle en Terre;
Eloge du gaucher de JP Dubois : relu parce que je suis gauchère et que je ne me souvenais plus depuis 1986. Beaucoup de rérérences sur la main gauche. Mais il souligne trop la honte d'être gaucher, moi j'en suis fière (oui, c'est con) et je n'en ai jamais eu honte.
Les âmes grises, de PH Claudel : belle langue régionale, un peu désuète. Petite fille trouvée morte. Le narrateur est un homme qu'on voudrait consoler.
Impuretés de Ph Djian : glauque, le contraire du précédent. Milieu riche, sexe, drogue et ennui. Une fille se noie dans le lac, des jeunes vivent tant bien que mal. Très bien écrit, on plonge là-dedans avec une grimace ; très US comme d'hab.
Pourquoi j'ai construit une maison carrée, de Jean Guillaume. Un peu comme Pourquoi j'ai mangé mon père, en moins bien. Bases scientifiques très fournies, roman peu réussi.
Vous plaisantez Monsieur TAnner, de JP Dubois : livre pour l'été, drôle, se lit en trois heures.
3 Fred Vargas : bien bien bien, mais je m'y perds parfois, pas habituée aux policiers
Vous aurez de mes nouvelles, de JP Dubois : encore de lui. Ce sont des nouvelles, on meurt souvent ou on en a envie. J'aime bien bien bien, mais je lis trop vite.

09:05 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note