10 septembre 2006
Fleurs de septembre
On pourrait penser que la rentrée de septembre c'est la pluie, le froid, la tristesse. NON ! il fait chaud, et dans mon jardin, comme j'ai semé certaines graines un peu tard, c'est maintenant que j'ai les fleurs.
Par exemple les lavatères :
ou encore les volubilis :
ou enfin les ???????? j'ai oublié le nom des fleurs jaunes, ce sont des vivaces. Quant aux delphiniums, c'est la deuxième floraison:
Sur la dernière photo, je n'ai pas fait exprès de cadrer la tête qui nous regarde derrière les barreaux. C'est une tête de poupée que j'avais trouvée clouée sur la porte de la grange de l'espèce de château où j'habitais avant (logement de fonction). Diableries diaboliques ?
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11 juin 2006
Plein les yeux
C'est sûr le jardinage c'est vraiment pénible ; au printemps il faut tailler, nettoyer, bêcher ; on se pète le dos, on travaille sous la pluie. Pendant ce temps, les gens normaux vont au cinéma.
Mais après, qu'est-ce qui se passe ? Les gens normaux viennent à la maison, parce qu'on y voit ça :
et encore ça
Et les gens normaux disent : "l'an prochain, c'est sûr, je fais un jardin". On ira peut-être les aider.
09:25 Publié dans Fleurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
02 juin 2006
Jerusalem artichokes
J., mon jeune cousin anglais, m'a demandé hier des nouvelles de mes jerusalem artichokes. Je suis allée au jardin les photographier et les mesurer pour lui : il aime les concours (voir la note "courge" ; je ne sais pas faire un lien). J'ai honte : les siens font déjà 53 cm alors qu'il habite à 700 mètres d'altitude. Les miens, à 560 mètres, ne font que 47 cm. Vous les voyez sur la photo ? Non, pas la rhurbarbe ! Les topinambours, juste devant.
19:30 Publié dans Fleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 mai 2006
Regarder ou écrire
J'ai passé la journée à aller de mon bureau au jardin : des livres à lire, à relire, à classer, à commenter, et des massifs à regarder, à nettoyer, à planter, à photographier.
J'ai fait les deux, et je suis heureuse de la journée. Voici un aperçu du jardin :
Les autres photos, je les mets dans l'album "Fin mai"...
Et voici un aperçu du reste;
J''ai relu A présent, de Brigitte Giraud, que j'avais comme d'hab dévoré la première fois. Jacotte l'a lu et m'a donné envie de le relire. Comme la première fois, Brigitte Giraud m'étonne par sa capacité à savoir formuler les choses que l'on pense fugitivement dans ces circonstances-là (la mort de quelqu'un qu'on aime) mais qu'on chasse très vite de sa tête car elles ne sont pas convenables, car on a l'impression qu'en cette occasion on ne doit pas penser comme ça.
" Je raconte l'histoire une nouvelle fois à mon médecin (qui était aussi celui de mon mari). C'est la première fois que j'ai une histoire aussi sensationnelle à raconter. ça me dégoüte d'avoir un truc pareil à dire. Mon mari est mort, ça jette un froid, ça donne toutes les excuses. Les regards convergent soudain, je suis au centre d'un phénomène énorme, l'oeil du cyclone. je ne veux pas me faire plaindre et cependant je laisse faire. "
" Ensuite, il faut répondre à des questions, le plus naturellement du monde. Je donne un exemple : " Faites-vous pratiquer des soins de conservations ?" Pour que je puisse me décider, l'employé m'apporte une indication de prix : environ mille francs. Mon cerveau est bloqué. Soins de conservation ? Je ne sais pas. A quoi ça sert ? En même temps, je ne veux pas avoir l'air trop gourde."
Et puis j'ai lu L'Elégance des Veuves de Alice FERNEY. Il m'a mise dans un drôle d'état, car j'ai aimé lire ce livre, et pourtant son sujet m'emmerde ! Il s'agit de parler de la maternité des femmes d'une famille, sur quatre générations. Chacune à son tour se marie -est mariée - aime son mari et fait le plus d'enfants possible, à ne vivre que pour cela, à en mourir. Et elles sont heureuses. Je veux bien penser au mangnifique destin de La Femme, grâce à qui l'humanité continue à exister depuis des millénaires ; de ce point de vue-là on peut dire que sa fonction est de perpétuer l'espèce, comme toutes les femelles. Mais si l'on veut parder de femmes, je trouve vide leur vie si elle ne consiste qu'à faire des enfants.
Peut-être n'ai-je pas vu, tellement on est dans le point de vue parfaitement heureux de ces femmes, que l'auteur voulait aussi en montrer le vide de leur destin ?
L'écriture est superbe, allusive. " Jules s'installa en Corrèze avec Clotilde, organisant un maquis sous le couvert d'un emploi de garde-chasse. Nicolas avait confié son sort et son espoir à la Manche qu'il avait traversée jusqu'à une terre libre. Valentine était épuisée d'angoisse, l'arrachement et la perte revenaient menacer la vie ordinaire. Gabrielle se refusait à parler : d'ailleurs le camp où son fils Guillaume était prisonnier avait un nom germanique qu'elle ne savait pas prononcer. Des jours à la fois dramatiques et sans relief s'accumulèrent. Ces années-là firent des héros."
C'est à travers ces quelques lignes que l'on comprend lqu'on en est arrivé au temps de la dernière guerre, et que les hommes ont fait de la résistance.
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