07 juillet 2009
merci mini
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27 février 2009
Pour Raphaël
Un homme jeune s'est donné la mort il y a peu. Sa mort me transperce, me rend malade ; elle donne envie de rembobiner le temps, d'aller le voir juste avant et de lui dire qu'il n'est pas obligé.
Son papa, qui est de ma famille, est en peine. Vous pouvez lui rendre visite sur son blog
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27 mai 2008
La vie
Je suis triste, pas triste à pleurer, non, mais je trimballe un voile gris qui rend maussade tout ce que je vois ou entends autour de moi. C'est presque inconscient, comme une opacité installée dont on ne se rend plus compte.
J'ai su hier qu'une jeune fille que j'aime beaucoup avait voulu aller jusqu'au bout de sa vie, avec deux autres, rencontrés sur internet, et de façon radicale. Qu'au dernier moment elle n'avait plus voulu ; elle est sauve, les autres aussi. Mais amochée.
Et maintenant il va falloir qu'elle réapprenne à se faire à la vie, à sa vie. Qu'elle accepte les aides et les contraintes qui sont déjà installées autour d'elle. Qu'elle trouve de bonnes raisons de ne pas regretter son sursaut de vie. Qu'elle avance, qu'elle voit un jour loin derrière elle ce drame dans lequel elle est aujourd'hui.
D'autres l'ont fait, et avancent de nouveau. Alors, tiens le coup, ma toute belle !
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13 juin 2007
Le GR 20, c'est fait
On a dit beaucoup de choses sur le GR20, mais cette année elles sont en-dessous de la vérité. Peut-être l'an dernier aussi.
Parcourir le GR 20 c'est pour moi accomplir un exploit, et mes genoux s'en souviennent : marcher sur les crêtes dans une neige glissante, en se demandant de quel côté on va tomber ; monter ou descendre sur les chemins en ne regardant que ses pieds pour escalader les blocs de rochers omni-présents ; enfiler tous les matins des chaussures mouillées et gluantes ; dormir dans des refuges petits, pas toujours gardés, à trois par matelas ou sur le plancher ; se retrouver dans un à-pic vertigineux, accrochée à une chaîne froide et mouillée ; regretter de n'avoir ni gant ni bonnet ; se lever à 5 heures pour essayer d'arriver au refuge avant l'orage et la pluie.
Mais c'est aussi découvrir des paysages stupéfiants ; être accueilli merveilleusement par la gentillesse des corses ; découvrir la cuisine corse, si parfumée ; marcher au milieu de fines vaches et de chevaux à l'état quasi-sauvages.
Et puis les trois jours de "vrai" tourisme qui ont remplacé mes trois derniers jours de marche ont guéri mes blessures, d'amour-propre ou réelles : visites de lieux magnifiques, plage, mer et soleil, festival de jazz de Calvi.
Vive la Corse.

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21 novembre 2006
L'ESPOIR EST FOU
Qui parlera de la souffrance d’une mère qui voit le monde vide et sent son cœur s’endurcir pour ne plus espérer ? Qui saura dire un jour les pleurs versés sans fin et sans plus de raison ? Qui décrira l’amour qui lui reste à donner et dont elle ne sait que faire ? Qui racontera les nuits passées à craindre et à ne plus croire ? Qui criera la douleur martelant ses tempes ? Qui montrera ses yeux, hagards d’avoir guetté la lumière ? Sa bouche, gonflée des paroles qu’elle ne peut dire ? Ses mains, ridées de se frotter l’une l’autre ?
Et pourtant elle sourit encore.
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