26 mai 2009
Tripes à l'air
J'aime bien Petri, la chatte qui vit chez nous. C'est à la demande de notre fille qu'elle est venue ici, mais notre fille n'habite plus là et la chatte est restée. Je l'accepte.
Mais hier il s'est passé un truc abominable, j'en suis révulsée et j'ai interdit l'entrée de la maison à Pétri.
Je découvre des traces de sang dans l'entrée de la maison. Je pense immédiatement à une souris, ce n'est pas la première fois que Petri rentre dans la maison (par la chattière) ses trophées avant de les dévorer. Mais non, la proie n'est pas dévorée, elle est là, c'est plus gros qu'une souris, et ça a un bout d'intestin qui sort du ventre. Je saute sur place, je tape des pieds, je parle toute seule : c'est dégoûtant. A mes cris elle s'enfuit, traînant derrière elle ce paquet immonde. A un angle du couloir, les tripes restent coincées. Elle continue à avancer, laissant derrière les boyaux qui s'étirent et lui sortent définitivement du ventre. Je sens ma bouche se crisper en un rictus qui aujourd'hui est encore là. Rien qu'à l'évoquer.
Moi qui suis incapable d'écraser une mouche, j'ai dû prendre le balai, ramasser toute cette matière vivante, la balancer très loin dans la pente de la colline. Puis j'ai passé une heure à enlever les traînées de sang et autre qui traversaient la maison, pour tout faire disparaître. Mais le dégoût dans mon estomac est resté. Je suis repassée à côté de la bête, qui avait fini par gagner la pelouse : elle haletait encore. Il aurait fallu que je l'achève, mais je n'ai pas réussi à le faire, je suis rentrée m'enfermer en tremblant.
Ce matin j'ai vu dans le gazon le cadavre déjà tout mité. Mon mari l'enlèvera quand il rentrera de voyage.
Beurk beurk beurk
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28 janvier 2009
Pâtisserie ?

Qu'est-ce que c'est ?
Pour aider, la partie marron ressemble bien à une sorte de meringue italienne au café, la partie blanche plutôt une chantilly, et le sombre serait du chocolat. Mais rien n'est sûr ...
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01 janvier 2009
Le gilet fluo
J'ai tendance à diviser le monde en deux catégories, selon différents critères, et j'ai découvert récemment un nouveau critère qui me paraît assez pertinent, sans savoir encore exactement ce qu'il recoupe.
Il y a ceux qui ont rangé le gilet jaune obligatoire dans leur boîte à gants, sous leur siège ou dans leur portière, et ceux qui l'ont déplié et l'ont installé sur le dossier de leur siège, bien visiblement dans toute son horreur fluo.
Pourquoi ? parce qu'ils ont vu que d'autres le faisaient et ont trouvé ça chic ? pour que la police les laisse passer avec un clin d'oeil complice ? parce que c'est devenu leur tenue habituelle mais qu'ils l'enlèvent pour conduire ?
Je ne sais pas, je fais partie de la première catégorie. Qui pourrait me le dire ?
18:24 Publié dans Curiosités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30 juillet 2008
le peuple de glaise
Si l'on est dans le pays voironnais, il ne faut pas manquer les personnages de Fanny Ferré à la Grange Dîmière de Le Pin ; c'est l'histoire des hommes qui marchent, c'est un résumé de la vie de l'humanité, c'est nous et c'est la préhisoire, c'est prenant, émouvant, beau, on leur tourne autour pour les voir sous toutes les coutures, ils sont nombreux et on ferait bien un bout de chemin avec eux.
20:56 Publié dans Curiosités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17 avril 2008
La géologie pour la nulle
Quand on a fait des études de lettres, et que vient la retraite, on a envie de faire tout ce qu'on n'a pas fait. Je fais donc de la géologie, c'est plutôt de la science mais interviennent parfois aussi l'étymologie, la toponymie, la sociologie, l'histoire ; malheureusement aussi de la physique et de la chimie, et alors là, je regarde ailleurs.
Et quand on va sur le terrain, c'est un plaisir total. C'est ainsi que je me suis retrouvée en Ardèche ; moi qui ne la connaissais que pour sa chaleur d'été, ses lavandes, ses trous d'eau dans les rivières où plonger, ses marchés aux olives, j'ai découvert un pays rude, battu par le vent et la neige, aux paysages noirs, aux villages austères : une ardèche magnifique et sauvage, celle des volcans.
Sur le Coiron
Jaujac
Coulée avec prismes
Vers le lac de ST Front
Un crapaud dans le granite
Un dyke (Moulin de Béraud)
Rocher de Chapteuil : basalte en prismes
Toit de lauzes en phonolite
Prof de géologie face à un suc
Un bout de Haute Loire, Le Puy avec ses brèches et ses necks :
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25 mars 2008
réchauffement climatique
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27 octobre 2007
Je n'aimais pas Martine
Voilà la couverture qui a gagné là
Et on peut en fabriquer d'autres !
Si Martine vous a aussi énervé quand vous étiez petit(e), c'est le moment de vous venger.
09:40 Publié dans Curiosités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19 septembre 2007
Un lycée élitaire ... pour tous !
Imaginez un adolescent : enfance et études normales. Vers 14-15 ans il perd le goût de tout : d’apprendre, de s’amuser, de faire du sport, de voir les autres, d’aimer, de vivre, quoi. Evidemment en classe, si jusqu’alors tout allait bien, rien ne va plus. Les professeurs n’y comprennent rien, mais n’ont pas trop le temps de s’occuper de lui, dans leur classe de 40 élèves. Alors il redouble, puis est « orienté ». Ce qui veut dire qu’il passe un BEP, qu’il est d’ailleurs persuadé d’avoir choisi.
Et puis le temps et les psy aidant, il va mieux. Il se rend compte qu’il n’utilisera jamais ce BEP obtenu sans difficulté, et souhaite reprendre des études plus classiques. Mais il a 18 ans passés, il ne peut plus retourner dans le lycée d’où il est sorti, et il n’en a d’ailleurs pas du tout envie.
Et bien il existe un lycée à Grenoble, qui s’occupe des « décrocheurs ». Tout est fait pour leur redonner le goût et l’énergie d’apprendre : classe de 15 élèves, professeurs volontaires, s’occupant des cours et du reste : tutorat, gestion du collège, coordination, etc. Les élèves sont d’abord organisés en modules, où l’on réapprend à travailler et à aimer l’école. Ils font le règlement intérieur, modifiable en permanence. Chacun a un professeur référent avec qui il s’entretient. La philosophie est enseignée à tous les niveaux. Les élèves s’inscrivent dans des ateliers, en plus des cours, où ils peuvent faire de la photo, de la radio, et plein d’autres activités. Ils ont régulièrement des études encadrées afin de ne pas être seuls dans leur travail personnel. Ils ont droit à l’erreur, droit à la fatigue, droit au découragement.
C’est un lycée expérimental de l’Education Nationale. C’est ma fille qui vient d’y entrer. C’est moi qui suis une maman heureuse, et qui regrette la rareté de ce genre d’établissement.
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08 septembre 2007
Nouvelle de la nuit
Une nuit blanche en perspective :
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05 août 2007
Les deux K de KesKecé
J’ai passé quelque temps dans un petit chalet perdu dans la montagne : pas d’eau (source dehors), pas d’électricité (bougies et lampes à gaz), pas de salle de bain. Rien que du bonheur – d’accord, c’est seulement pour les vacances et ailleurs on a tout le confort.
Alors les toilettes ? Eh bien un petit cabanon à l’extérieur, au bout de la terrasse sur pilotis. Trois cloisons en planches, une porte, un plancher brut découpé en forme de trapèze allongé. Sous le plancher, un trou pour recevoir. Un pied de chaque côté du trou, on plie les genoux, et hop.
C’est dans cette position que j’ai réalisé que plus jamais, chez nous, nous ne voyons le résultat de nos efforts en cet endroit. Dans les toilettes modernes, tout disparaît au fur et à mesure de la production, ou trempouille dans l’eau, pendant peu de temps, avec notre hâte à tirer la chasse. Jamais vous n’avez une vision d’ensemble. Là, au contraire, il est loisir de voir le produit arriver au fur et à mesure de sa sortie, puis vous pouvez vous rendre compte du résultat global. Libre à vous d’étudier ce fruit de vos entrailles, et de savoir si votre foie fonctionne.
De même, jamais nous n’avons l’occasion, comme là, de voir ce que font les autres, de comparer. Par exemple les couleurs sont totalement différentes, cela va du jaune d’or jusqu’au brun le plus sombre. Il faut savoir que ces différences disparaissent au bout de quelques jours : tout devient quasi-noir, oxydation oblige, au bout de trois jours, et tu ne démèles plus le tien du sien. De même la consistance semble différente, certaines matières semblent molles et aqueuses, sans forme propre, d’autres au contraire sont parfaitement cylindriques et se terminent en une fière pointe. Dans ce dernier cas, la chose s’allonge au fond du trou sans perdre de sa forme, tandis que les premières citées s’écrasent en tas et ne ressemblent plus à rien.
Je me suis aussi aperçue que chacun pose ses pieds à des endroits différents le long des côtés du trapèze, en avant, au milieu ou en arrière. Ceci influe sur l’endroit où se dépose son offre, et on a au bout de plusieurs jours plusieurs tas alignés ; certains prennent les mêmes marques et partagent le même tas, que l’on reconnaît parce qu’il monte plus vite que les autres. C’est le château de Louis XIII, avaient écrit des petites filles dans le livre d’or du chalet ; il arrive que trop haut le château bascule sur le côté et s’écroule. Tout est à refaire.
Bien sûr, les papiers usagés sont à ranger dans un sac accroché au mur ; cela permet qu’ils ne s’envolent pas dans la nature. De ce fait le trou reste impeccable, couleur de terre, sans ces taches roses, blanches ou bleues qui ne feraient que gâcher le travail.
Quel bonheur de sortir du lieu les mains dans les poches, sans avoir à tirer la chasse ou à manier le petit balai. A peine si l’on pense à se reculotter tant la chose paraît simplifiée.
Au bout de quelques jours, un peu de chaux vive, et un brossage au crésyl du plancher. Ah ! l’odeur du crésyl, que d’évocations dans ce parfum ! Souvenirs très imprécis (vacances d’enfance dans le village des grands-parents ? colonie de vacances ? le lait à la ferme Champagne ?) mais si présents.
Après un tel séjour, on ne voit plusjamais la vie comme avant.
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