26 mai 2009
Tripes à l'air
J'aime bien Petri, la chatte qui vit chez nous. C'est à la demande de notre fille qu'elle est venue ici, mais notre fille n'habite plus là et la chatte est restée. Je l'accepte.
Mais hier il s'est passé un truc abominable, j'en suis révulsée et j'ai interdit l'entrée de la maison à Pétri.
Je découvre des traces de sang dans l'entrée de la maison. Je pense immédiatement à une souris, ce n'est pas la première fois que Petri rentre dans la maison (par la chattière) ses trophées avant de les dévorer. Mais non, la proie n'est pas dévorée, elle est là, c'est plus gros qu'une souris, et ça a un bout d'intestin qui sort du ventre. Je saute sur place, je tape des pieds, je parle toute seule : c'est dégoûtant. A mes cris elle s'enfuit, traînant derrière elle ce paquet immonde. A un angle du couloir, les tripes restent coincées. Elle continue à avancer, laissant derrière les boyaux qui s'étirent et lui sortent définitivement du ventre. Je sens ma bouche se crisper en un rictus qui aujourd'hui est encore là. Rien qu'à l'évoquer.
Moi qui suis incapable d'écraser une mouche, j'ai dû prendre le balai, ramasser toute cette matière vivante, la balancer très loin dans la pente de la colline. Puis j'ai passé une heure à enlever les traînées de sang et autre qui traversaient la maison, pour tout faire disparaître. Mais le dégoût dans mon estomac est resté. Je suis repassée à côté de la bête, qui avait fini par gagner la pelouse : elle haletait encore. Il aurait fallu que je l'achève, mais je n'ai pas réussi à le faire, je suis rentrée m'enfermer en tremblant.
Ce matin j'ai vu dans le gazon le cadavre déjà tout mité. Mon mari l'enlèvera quand il rentrera de voyage.
Beurk beurk beurk
09:17 Publié dans Curiosités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Je n'aime pas les chats depuis mon enfance. Une m'a adoptée : j'aime notre relation amoureuse ; elle me fout une paix royale et la réciproque est vraie. Un jour, avant elle, une autre chatte blanche m'a fait assister à un évènement atroce de cruauté : cela se passait dans l'angle d'une cheminée. Elle avait coincé une souris, adorable, toute mignonne, grise et tremblante de peur car elle savait le sort qui lui était réservée. Puis, elle a joué. D'une patte et de l'autre : elle la laissait s'échapper, lui laissait croire qu'elle allait avoir la vie sauve puis la rechopait ; à chaque fois, elle croyait sa dernière heure venue mais le chat n'avait pas encore assez joué, il lui en fallait plus. Puis , avec une délectation vicieuse le chat eût décidé qu'il en était assez. Grand bien lui fasse : il l'attrapât alors sans la laisser s'échapper, elle était cuite ; et la croqua nue et crue, d'emblée et d'un seul coup de mâchoire commençant par la tête faisant craquer ses tendres os sous sa gueule vorace. Puis lentement, il finit de la déguster, se léchant les babines, en laissant les tripes, à l'air et la queue sans doute. Je ne sais plus.
Définitivement je n'aime pas les chats, sauf une qui m'a adoptée.
Pourtant, Dieu, m'a-t-on dit, a inventé les chats pour que l'homme puisse caresser le tigre. La femme, elle, n'éprouve pas ce besoin là car le tigre elle l'a dans son moteur. La vie n'est poas un long fleuve tranquille. Certes, non.
>clairon, vous avez une michèle dans votre entourage même si pas intime, chouette, non ?
Bises à vous & bonjour à votre homme.
Ecrit par : michèle | 23 juillet 2009
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