21 mai 2009
(EAG) Fouille des élèves
(Tout d'abord, suite à la note précédente, mon mari ne porte plus qu'un tee-shirt : une chemise genre lacoste, noire, avec écrit en rouge EAG et un triskel blanc. Il faut la laver et la sécher régulièrement pour qu'il puisse la remettre. Il est très fier.)
Moi je suis furieuse : nouvelle proposition du ministre de l'Education Nationale qui n'en est pas à une sottise près : les élèves seront fouillés dans les établissements pour voir s'ils ne portent pas d'armes, et ce sont des personnels enseignants qui feront cette fouille. Alors là je HURLE : je suis prof, et la règle d'or est qu'on ne touche jamais un élève ! C'est vraiment une règle de base que l'on apprend très vite, les adolescents ne supportent pas qu'un enseignant touche à leur intégrité. On ne doit même pas fouiller dans leur trousse ou leur cartable, par respect de leur personne. Ils ont besoin d'avoir leur domaine privé en classe, où tout est partagé même l'espace, où rien ne leur est destiné en propre, ni la chaise ni la table où ils travaillent puisqu'ils devront les laisser à un autre. Alors leurs affaires personnelles, et surtout leurs vêtements, leur corps : pas touche ! Je me vois mal palper un élève, fouiller sous ses vêtements, ses sous-vêtements. C'est de la folie, cette proposition ! Veut-on transformer petit à petit les enseignants en policier ? Je croyais qu'on était là pour éduquer...
18:25 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Eduquer ? Tu parles ! L'Education Nationale, qui se situe maintenant à des années lumières sous l'Instruction Publique, n'enseigne plus aux élèves des bas-quartiers de notre société que les bases minimales pour former un parfait robot, un parfait OS, un parfait crétin. Pas un citoyen responsable, surtout pas. Non, un de ces abrutis qui va voter Le Pen ou Dieudonné pour grogner sa révolte en attendant de cogner sa bonne femme, histoire de monter "qu'il en a". Et de tout cela, le misérable Darkos se charge avec une opiniâtreté qui n'a d'égale que la bêtise de son chef.
Bon Clairion, j'arrête là, c'est trop dur.
Un dernier mot pourtant.
Hier après-midi, au cours de ma tournée de prophète, j'ai failli me faire caillasser par des jeunes de" quartiers".
Pas méchants, les zèbres, simplement cons. Abrutis par la pub et le désir du n'importe quoi que leur vante la télé.
Alors tu sais quoi, Clairion ? Eh bien après avoir garé mes prunes, j'ai pensé aux malheureux enseignants chargés de l'éducation de ces "jeunes".
Putain l'angoisse !
Ecrit par : Michel Cornillon | 21 mai 2009
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