07 novembre 2008
Henry Bauchan et son périphe
Je lis en ce moment le Boulevard Périphérique, qui a eu un prix, Livre Inter je crois. Ce livre ne me plaisait pas , il comportait trop d'histoires mêlées, d'époques, on ne trouvait pas le fil, à chaque fois que je le reprenais il me fallait faire un effort terrible pour me rappeler de ce qui précédait, effort d'ailleurs que je ne faisais plus. Jusqu'à ce que je commence à être accrochée, un peu plus loin que la moitié : j'ai enfin trouvé un fil, je suis bien tout ce qui est dit et même je suis impatiente de poursuivre.
Et, comble de bonheur, je tombe sur cette phrase, qui dit EXACTEMENT ce que je ressens depuis longtemps, mais qui me paraissait une tare, un refus de grandir, de vieillir. Ben non, on est au moins deux, ce doit être banal.
Je dois passer prendre un vêtement commandé, le vendeur qui est jeune et beau fait maintenant partie de ceux qui m'ont appris que j'avais changé, que je vieillissais. Ce sont les autres qui m'ont appris cela. Comme ils m'ont fait savoir que je n'étais plus un enfant, plus un jeune homme. Toujours que je n'étais plus, que je ne suis plus ce que j'ai été. Implacables les autres pour vous faire constater que tout change et vous apprendre à mourir. Sans les autres, est-ce que l'on ne mourrait pas ?
C'est pas gai pour autant, mais c'est un vrai plaisir de trouver quelqu'un qui dit bien ce qu'on ressent vaguement.
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