20 janvier 2007
Ma fille
Ma fille vient d'avoir 18 ans. Elle est majeure, et très contente de l'être, elle a mainteanant des droits nouveaux. Quels droits, au fait ? De voter ? c'est pas tout de suite, et elle n'a pas l'impression que cela changera sa vie. De conduire ? Mais il faut qu'elle réussisse ce foutu permis, de plus en plus dur à décrocher. De vivre libre ? Mais elle n'a pas fini ses études et est encore dépendante de ses parents.
Finalement elle a trouvé comment marquer le coup : elle a bravé un interdit familial, et s'est fait faire un percing (nombril) et un tatouage (sous une oreille).
Eh bien je ne suis même pas fâchée. Pire, je suis presque fière d'elle. D'abord parce que c'est drôlement joli sur ma fille qui est la plus belle du monde. Et puis je pense que c'est son premier acte d'émancipation, qu'elle en avait besoin, et qu'elle a vraiment attendu les 18 ans symboliques pour le faire.
Je crois que ce qui me plaît c'est qu'elle a conscience des moments importants de la vie.
17:25 Publié dans Petites histoires | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note


Commentaires
juste un essai pour Jacotte
Ecrit par : clairon | 24 janvier 2007
Ah oui, ça marche. Bon anniversaire, Adèle !
Ecrit par : Jacotte | 24 janvier 2007
Dur, dur, le passage de la "majorité"... Chez moi, ça se manifeste, l'un après l'autre, par un "maintenant, j'ai le droit de faire ce que je veux".
Vite et douloureusement douché par l'évidence qu' "on ne fait pas ce qu'on veut", même quand on est majeur, et que même si on pouvait faire ce qu'on veut, on ne sait pas comment faire pour le faire (première épreuve : une petite formalité administrative de rien du tout...)
Dernier apprentissage de la frustration avant le grand saut dans la vie adulte quand ils découvrent que le jour de leurs 18 ans n'est pas la clé qui leur ouvre toutes les portes du possible, cette "majorité" est aussi la fin d'un monde pour nous, parents : nos petits sont désormais grands, nous avons "fini notre travail" - et pourtant... qu'il est difficile de les voir essayer maladroitement leurs ailes toutes neuves sans être tenté de les garder encore un peu, encore un petit peu, bien au chaud dans le nid !
Notre Louis, lui, s'est offert pour ses dix-huit ans une coupe "à l'iroquoise" qu'il a arboré fièrement pendant... quatre jours. Il faut dire que sa grand-mère nous avait promis un infarctus si jamais nous lui permettions cette monstruosité - il n'en fallait pas plus pour le convaincre que ce serait le summum de la transgression... Il a fait plein de photos, coiffé un bonnet marin pour planquer sa crête dès le deuxième jour, et cédé devant l'hilarité des aînés, qui lui demandaient s'il avait l'intention de ramoner la cheminée la tête la première. Mon pauvre Louison me faisait peine, qu'on se moque ainsi au lieu de s'indigner, et j'en ai donc rajouté dans la réprobation - il fallait bien, sinon ça aurait vraiment gâché le plaisir...
Ecrit par : A1528 | 24 janvier 2007
A1528, Louis est-ce l'observateur d'escargot de mai 2006 ? A toujours prendre au sérieux...
Drôle : mon garçon aussi s'appelle Louis. Comme quoi !
Ecrit par : clairon | 24 janvier 2007
Non, celui-là, c'était Martin...
Ecrit par : A1528 | 24 janvier 2007
"Comme quoi ! " Vous ne croyez pas si bien dire : jetez donc un oeil sur LSP le 20/07/06 dans la soirée...
Ecrit par : A1528 | 25 janvier 2007
A1528 : dix minutes que je relis les vieux commentaires de juillet, je m'étais trompé de jour et embarquée dans une discussion terrible sur les "dommages collatéraux" des bombardements sur les civils.
Et je cherchais du Louis, j'ai trouvé de l'Adèle. Comme quoi !
Mon père s'est permis de chanter une fois "Elle est morte Adèle", mais pas deux ! J'y ai mis bon ordre.
Ecrit par : clairon | 25 janvier 2007
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