10 janvier 2010

A la soupe

J'ai étrenné hier soir les bols à soupe que m'ont offerts mon frère et sa femme pour Noêl ; ils m'avaient aussi donné cette crème de persil à    l'ail. Ce fut un moment délicieux.

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02 janvier 2010

Mes voeux

Je vais me souhaiter une meilleure année que celle qui s'achève, j'en ai bien le droit quand même.

Et pour fêter ça, photos de mon cher époux trois mois après son AVC, fêtant ses 70 ans comme si -presque-rien n'était.

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21 novembre 2009

Z' animaux

Ici nous vivons à la campagne. Nous ne devrions pas éprouver d'étonnement de voir des animaux chez nous ; mais nous pouvons quand même en parler autour de nous.

La première photo est prise dans le salon, la deuxième dans le jardin depuis le bureau. Pas le même jour, il ne faut quand même pas rêver.

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07 juillet 2009

merci mini

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16 juin 2009

Accident vasculaire cérébral

Jusqu'alors un AVC je ne savais pas ce que c'était vraiment ; j'en entendais parler, j'avais même des exemples assez proches, mais c'était une abstraction.

Maintenant je suis une experte, je connais les différents processus, les méthodes de traitement, les effets. Je vais passer tous les après-midi à l'hôpital en neurologie auprès de mon mari, depuis le  30 mai. Je rencontre deux fois par semaine les neurologues, j'ai droit à des dessins, des explications, des hypothèses et leurs arguments, des pronostic plus ou moins gais.

Et pendant ce temps là mon mari s'est débrouillé pour surprendre son monde : la carotide se remet à couler un peu quand on parle de l'opérer, son côté gauche paralysé se réveille et il se sert maintenant de sa main, de ses doigts. Il se lève aujourd'hui, sort cette semaine. Les médecins m'ont dit qu'il était atypique. Je m'en doutais, je n'aurais pas épousé n'importe qui, quand même...

 

26 mai 2009

Tripes à l'air

J'aime bien Petri, la chatte qui vit chez nous. C'est à la demande de notre fille qu'elle est venue ici, mais notre fille n'habite plus là et la chatte est restée. Je l'accepte.

Mais hier il s'est passé un truc abominable, j'en suis révulsée et j'ai interdit l'entrée de la maison à Pétri.

Je découvre des traces de sang dans l'entrée de la maison. Je pense immédiatement à une souris, ce n'est pas la première fois que Petri rentre dans la maison (par la chattière) ses trophées avant de les dévorer. Mais non, la proie n'est pas dévorée, elle est là, c'est plus gros qu'une souris, et ça a un bout d'intestin qui sort du ventre. Je saute sur place, je tape des pieds, je parle toute seule : c'est dégoûtant. A mes cris elle s'enfuit, traînant derrière elle ce paquet immonde. A un angle du couloir, les tripes restent coincées. Elle continue à avancer, laissant derrière les boyaux qui s'étirent et lui sortent définitivement du ventre. Je sens ma bouche se crisper en un rictus qui aujourd'hui est encore là. Rien qu'à l'évoquer.

Moi qui suis incapable d'écraser une mouche, j'ai dû prendre le balai, ramasser toute cette matière vivante, la balancer très loin dans la pente de la colline. Puis j'ai passé une heure à enlever les traînées de sang et autre qui traversaient la maison, pour tout faire disparaître. Mais le dégoût dans mon estomac est resté. Je suis repassée à côté de la bête, qui avait fini par gagner la pelouse : elle haletait encore. Il aurait fallu que je l'achève, mais je n'ai pas réussi à le faire, je suis rentrée m'enfermer en tremblant.

Ce matin j'ai vu dans le gazon le cadavre déjà tout mité. Mon mari l'enlèvera quand il rentrera de voyage.

Beurk beurk beurk