16 juin 2008
Création du monde
Les Îles Eoliennes
On peut y aller pour y faire du tourisme, profiter de la mer, du soleil, du calme, des paysages : c’est sans doute ce que font beaucoup de visiteurs, et ils y vont de la même façon qu’ils iraient dans les îles grecques, en Croatie ou ailleurs : le charme des îles opère, grâce aux petits ports, aux villages rénovés, à ceux qui ne le sont pas, aux plages désertes, aux rochers tombant à pic dans la mer.
On peut aussi y aller pour « faire » de la géologie. Et alors on découvre qu’on navigue au milieu de volcans, souvent plusieurs par îles, que dans ces lieux se sont produits des cataclysmes terrifiants, que cet amoncellement de rochers n’en est que la manifestation extérieure et au-dessus de l’eau, et qu’en dessous c’est encore plus gigantesque, que rien ne dit que cela ne va pas recommencer dans les minutes qui viennent.
Quand on monte au Stromboli ou au Vulcano, on ne peut s’empêcher d’avoir la gorge nouée : on assiste à la création du monde, on sent que la présence de l’homme sur terre est une tolérance passagère, on voit les millions d’années de la planète qui nous défient, et on se dit que jamais on ne pourra séjourner tranquille aux îles Eoliennes –ce qui donne évidemment envie d’y retourner immédiatement.
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10 juin 2008
Méthode d'apprentissage de la lecture
Le livre était gondolé –les larmes de ceux qui l’avaient précédée ?– et y poser des pois cassés sur la voyelle ou la consonne indiquée par la maîtresse était une tâche minutieuse. Le but de l’exercice en était sublimé, non pas trouver tous les o ou les r de la page, mais faire tenir le pois cassé là où elle l’avait posé : appuyer un peu sur le pois pour creuser le papier, ne plus bouger la table, ne plus respirer, lever le doigt pour appeler la maîtresse sans déranger l’équilibre des petites bosses vertes. Ses félicitations la rassuraient : elle était une très bonne caleuse de petits pois, une des meilleures de la classe.
Grâce à ce don, elle a sauté le CP. Elle a alors refermé la boîte de pois cassés et elle a vu qu’elle savait lire.
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27 mai 2008
La vie
Je suis triste, pas triste à pleurer, non, mais je trimballe un voile gris qui rend maussade tout ce que je vois ou entends autour de moi. C'est presque inconscient, comme une opacité installée dont on ne se rend plus compte.
J'ai su hier qu'une jeune fille que j'aime beaucoup avait voulu aller jusqu'au bout de sa vie, avec deux autres, rencontrés sur internet, et de façon radicale. Qu'au dernier moment elle n'avait plus voulu ; elle est sauve, les autres aussi. Mais amochée.
Et maintenant il va falloir qu'elle réapprenne à se faire à la vie, à sa vie. Qu'elle accepte les aides et les contraintes qui sont déjà installées autour d'elle. Qu'elle trouve de bonnes raisons de ne pas regretter son sursaut de vie. Qu'elle avance, qu'elle voit un jour loin derrière elle ce drame dans lequel elle est aujourd'hui.
D'autres l'ont fait, et avancent de nouveau. Alors, tiens le coup, ma toute belle !
16:15 Publié dans Douleurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27 avril 2008
... c'est le printemps
Je connais une expression sur le printemps, je n'ose pas la mettre en entier en titre ; mais elle me fait encore rire.
Normalement quand les iris sont bien fleuris, je fais une photo d'eux avec la Sure enneigée à l'arrière-plan ; pour cette année c'est mal barré, la neige fond à vue d'oeil :
L'an dernier j'avais planté deux petits pieds d'anémones, ils avaient fleuri timidement. Cette année il ne reste plus qu'un pied, mais alors quel pied :
Hier c'était la fête des plantes au lac d'Aiguebelette, j'en ai rapporté des plantes bien sûr, et une poule :
15:33 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17 avril 2008
La géologie pour la nulle
Quand on a fait des études de lettres, et que vient la retraite, on a envie de faire tout ce qu'on n'a pas fait. Je fais donc de la géologie, c'est plutôt de la science mais interviennent parfois aussi l'étymologie, la toponymie, la sociologie, l'histoire ; malheureusement aussi de la physique et de la chimie, et alors là, je regarde ailleurs.
Et quand on va sur le terrain, c'est un plaisir total. C'est ainsi que je me suis retrouvée en Ardèche ; moi qui ne la connaissais que pour sa chaleur d'été, ses lavandes, ses trous d'eau dans les rivières où plonger, ses marchés aux olives, j'ai découvert un pays rude, battu par le vent et la neige, aux paysages noirs, aux villages austères : une ardèche magnifique et sauvage, celle des volcans.
Sur le Coiron
Jaujac
Coulée avec prismes
Vers le lac de ST Front
Un crapaud dans le granite
Un dyke (Moulin de Béraud)
Rocher de Chapteuil : basalte en prismes
Toit de lauzes en phonolite
Prof de géologie face à un suc
Un bout de Haute Loire, Le Puy avec ses brèches et ses necks :
10:40 Publié dans Curiosités | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
01 avril 2008
Nicaragua, peut-être les dernières
Elles m'ont demandé de les prendre en photo :
Les couleurs de Granada :
11:02 Publié dans PHOTOS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note






















